Entretien avec Michel Dusson
Michel Dusson est Secrétaire général de la Fédération internationale de Luttes associées (FILA). Il a accepté malgré un emploi du temps chargé de répondre à nos questions pendant sa visite à Nice.
CIJF : La FILA souhaitait depuis longtemps que la lutte soit intégrée au programme des Jeux de la Francophonie. Quelles étaient ses motivations ?
Michel Dusson : Tout à fait, la FILA a demandé plusieurs fois à ce que la lutte soit intégrée au programme des Jeux. L’objectif pour nous en participant aux Jeux de la Francophonie est de présenter la lutte olympique mais aussi et surtout la lutte traditionnelle et les traditions de la lutte, racines de notre sport.
Aux Jeux de la Francophonie en 2005, la lutte traditionnelle était en démonstration. Pour la FILA c’était un peu décevant d’être en démonstration et non en compétition mais ce fut une belle occasion pour nous et les organisateurs de donner de la visibilité à la lutte traditionnelle et à la lutte olympique.
CIJF : Quelles sont les relations de la FILA avec la Francophonie ?
MD : Nos relations avec la Francophonie sont très étroites. Nous intervenons pour la prochaine édition des Jeux de la Francophonie et nous souhaitons que la lutte soit intégrée de manière naturelle aux Jeux de la Francophonie. Beaucoup de pays africains où la lutte est sport national sont francophones, je suis moi même français et le président de la fédération est francophone. Nos liens avec la Francophonie sont donc forts et nous défendons la langue française dans notre sport.
Il est très important pour nous de préserver la francophonie car la lutte au delà du sport est un phénomène social et culturel dans tous les pays d’Afrique francophone.
CIJF : Le CIJF souhaite signer avec les Fédérations internationales des conventions de partenariat. Comment la FILA perçoit-elle cette convention ?
MD : Nous sommes tout à fait d’accord pour une plus forte collaboration entre le CIJF et la FILA. L’objectif est de pouvoir travailler ensemble sans attendre la veille des Jeux. Beaucoup de choses peuvent être réalisées avant. Par exemple, dans le cadre du développement de nos actions en Afrique, nous avons mis en place un centre de formation et de perfectionnement pour les athlètes africains à Thies. Ce centre a vu le jour avec l’aide du gouvernement sénégalais, de l’ambassade de France, la fédération nationale de lutte et bien sûr la Confejes. Nous sommes également associés à la mise en place par le CIO des Olympes Africa. Ce sont des centres de formation pour tous les sports auxquels la FILA est intégrée.
Pour conclure, la lutte s’intègre parfaitement aux Jeux de la Francophonie car elle est à la fois sport et culture.
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